Relaxation et enfants

Les techniques de relaxation peuvent parfaitement être utilisées avec les enfants. Il faut toutefois les choisir en fonction de l’âge de l’enfant et de son degré de participation.

Dans mon expérience, cette approche s’est révélée particulièrement fructueuse pour des enfants anxieux. Il est possible de les aider à gérer leurs émotions par des techniques respiratoires et de relaxation, par exemple. La visualisation positive est pour ces enfants un outil précieux qui leur permet de se confronter à la situation anxiogène (par exemple passer des examens, la peur d’être séparés de leurs parents, la maladie, …) de manière progressive et surtout dans un état de relaxation leur permettant d’accepter cette mise en situation virtuelle (progressive).

Une fois que l’enfant a appris à vivre différemment, durant les séances, la situation qui était cause d’angoisse, il devient également capable de modifier ses réactions en situation réelle. En fait, tout se passe comme si, lors d’une situation donnée, on allait rechercher dans la bibliothèque de ses réactions le manuel donnant les instructions pour faire face à cette situation. Si ce « mode d’emploi » indique qu’en situation d’examen, on va avoir le ventre noué, une angoisse de plus en plus marquée et qu’on ne sera pas capable de répondre correctement ou simplement de comprendre ce qui nous est demandé, on va avoir tendance à se conformer à ces instructions, même si on a parfaitement appris la matière concernée et qu’il nous serait possible, dans un autre contexte (à la maison par exemple) de répondre sans problème à ces questions.

Ces réactions conditionnées peuvent se rencontrer également dans le vaste domaine des anxiétés phobiques (peur quand on me regarde travailler, peur que les autres élèves se moquent de moi, peur de ne pas savoir répondre si on m’interroge en classe, peur d’avoir l’air bête, …) telles que décrites et répertoriées dans l’échelle comportementale d’anxiété phobique (ECAP), par exemple.

Les métaphores sont des outils très précieux et puissants lorsque l’on prend en charge des enfants :

 » Le conte magique, le mythe, l’histoire enseignement, la fable, sont des textes utilisés pour permettre à l’enfant et à l’adolescent d’intégrer des savoirs quant aux enjeux de l’homme — la naissance, la transformation, la rupture, le désir mimétique, la violence, la mort. Contrairement au texte philosophique où les choses sont explicitées, le texte d’apprentissage et de soin entre en résonance directe avec des parties de la pensée qui sont mal accessibles à la conscience, ce que montrent les travaux de Julian Jaynes et l’ouvrage commun de Joyce C Mills et Richard J. Crowley Métaphores thérapeutiques pour enfants[46]. En psychologie clinique, un certain nombre d’écoles de thérapie mentale préconisent de raconter des histoires qui sont en relation métaphorique avec la difficulté du patient comme l’école de Milton Erickson, qui y a recours dans sa méthode de l’hypnose. » (texte tiré de wikipedia.org)

Les techniques de relaxation ont de nombreuses indication chez l’enfant.

  • Outre les situations d’angoisse déjà évoquées, elle peuvent être utilisées pour
  • améliorer les performances sportives,
  • obtenir une meilleure gestion des émotions,
  • faire face à des situations de douleurs chroniques ou de maladies invalidantes,
  • améliorer la concentration, la mémoire, …

En fait, il est primordial, lors de la première séance, de définir quelles sont les attentes, de se faire une idée aussi précise que possible de la problématique éventuellement sous-jacente et de déterminer si ces approches sont appropriées dans ces circonstances, soit comme seule approche, soit en complément et si possible en collaboration avec d’autres intervenants (psychologues, psychiatres, psycomotriciennes, ergothérapeutes, coach sportifs, …)

Il faut ensuite définir avec l’enfant et sa famille les objectifs qui peuvent être atteints (en les divisant éventuellement en objectifs à court terme et objectifs à long terme) et les moyens qui seront utilisés pour atteindre ces objectifs. En effet, la panoplie de techniques proposée est vaste, mais l’accord, l’adhésion de l’enfant (et de ses parents) à la démarche proposée est primordiale. Ces techniques supposent en effet une participation active non seulement lors des séances, mais également en dehors des séances. Sans cette participation active, aucun résultat ne peut être espéré.