Vertiges et troubles de l’équilibre

Traitement des vertiges, des instabilités et des troubles de l’équilibre

fauteuil rotatoire

fauteuil rotatoire

Plus de 15 % de la population générale a eu, a ou aura des vertiges, instabilités ou troubles de l’équilibre. Seule une prise en charge différenciée permet d’intervenir avec succès sur les troubles suivants :

  • VPPB (vertiges positionnels paroxystiques bénins),
  • troubles de l’équilibre d’origine vestibulaire,
  • Chutes chez les personnes âgées,
  • névrites vestibulaires,
  • maladie de Ménière ,
  • troubles otolithiques autres que le VPPB,
  • certains troubles  centraux : troubles cérébelleux, Parkinson, hémiplégie, …

Une rééducation différenciée

Les vertiges, instabilités et troubles de l’équilibre ont des causes très variées. Leur prise en charge nécessite donc un bilan sérieux suivi d’une rééducation spécifique et spécialisée.

On peut, par exemple, rencontrer les situations suivantes :

VPPB

nystagmoscope

nystagmoscope

Les vertiges positionnels paroxystiques bénins (VPPB) sont des vertiges positionnels provoqués par des calculs (otolithes) piégés dans les canaux semi-circulaires. Sous l’effet de la pesanteur, ils se mobilisent dans un canal en fonction des positions de la tête et provoquent ainsi l’apparition d’un vertige accompagné de mouvements oculaires involontaires (nystagmus) spécifiques du canal concerné. Des mobilisations adaptées (Sémont, Epley, ou techniques d’habituations, …) effectuées sous le contrôle d’un nystagmoscope permettent de remettre ces otolithes à la bonne place ou dans un endroit silencieux  afin que le sujet soit libéré. Ces manœuvres bien spécifiques sont des manœuvres dites libératoires.

Névrite vestibulaire

La cause de la névrite vestibulaire est une atteinte virale ou circulatoire. Cette maladie atteint en général des adultes entre 30 et 65 ans. La perte soudaine d’un labyrinthe vestibulaire peut se traduire par un syndrome vestibulaire comportant quatre signes principaux souvent présents en phase aiguë :

  1. un vertige rotatoire sévère et prolongé amenant souvent à l’hospitalisation ;
  2. des nausées et parfois des vomissements fréquents ;
  3. un déséquilibre postural majeur (avec des déviations segmentaires du côté de l’atteinte) ;
  4. un nystagmus spontané (mouvement involontaire de l’œil) spécifique.

Des exercices vestibulaires adaptés bien orientés vont accélérer la compensation et parfois aider à la récupération de ces troubles.

Chutes chez la personne âgée

Les chutes et les troubles de l’équilibre des personnes âgées sont dus à des causes multiples, mais on peut estimer qu’il existe fréquemment un facteur vestibulaire provoquant des réactions d’instabilités, flottements , ébriété, (« omission vestibulaire »). La mise en place d’un programme de rééducation va dépendre des atteintes rencontrées (dépendance visuelle, aréflexie bilatérale,…).

boule optocinétique

boule optocinétique

Le vestibule étant un capteur d’accélération il sera essentiel de réapprendre au patient à bouger, à se mouvoir, se mobiliser, faire fonctionner son vestibule dans toutes les situations. La prise charge doit comporter aussi des exercices à exécuter à domicile, sous le contrôle du physiothérapeute ou de la famille ou seul. Des bilans hebdomadaires de contrôle sont conseillés.

Des stimulations optocinétiques bien conduites et bien ciblées peuvent donner de bons résultats en forçant le patient à utiliser à nouveau son entrée vestibulaire souvent négligée.

Des exercices de marche, avec changements de rythme, arrêts brusques, mouvements de tête bien ordonnés, … et un travail du schéma corporel sont proposés.

Maladie de Menière

C’est une maladie chronique de cause mal connue pouvant atteindre des sujets plus ou moins jeunes. Les crises répétitives (itératives) d’une durée de quelques heures sont parfois très invalidantes avec vomissements et instabilité majeure, accompagnées de signes auditifs (bourdonnements, acouphènes) mais qui peuvent se prolonger par une période de malaise pouvant durer plusieurs jours.

Le traitement peut être kinésithérapique. Cette prise en charge permettra à ce patient anxieux à mieux gérer sa crise. Mais souvent ce traitement pourra être médical, voire chirurgical.

Flyer de présentation